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Cabinet CBG Assur – Céline Guillet et Benoît Gaudry

CBG Assur
Newsletter n°1
Août 2026

L’Essentiel de l’épargne et des marchés

Ce qu’il faut retenir
du mois d’août

Assurance-vie, PER, vigilance face aux arnaques, inflation, taux obligataires et intelligence artificielle : notre sélection des informations qui peuvent réellement compter pour votre épargne.

Bienvenue dans le premier numéro de la newsletter CBG Assur. Nous avons choisi de réunir, dans une même publication mensuelle, les actualités patrimoniales et les événements financiers qui ont marqué le mois d’août 2026. L’objectif n’est pas de commenter chaque mouvement de marché, mais de vous aider à distinguer l’essentiel du bruit et à comprendre ce que ces informations peuvent changer pour vos placements.

Le mois en 5 points

  1. L’assurance-vie conserve une collecte très dynamique, avec 41,3 milliards d’euros de collecte nette depuis le début de l’année à fin juillet.
  2. Le PER a changé de fiscalité en 2026 : prélèvements sociaux relevés, déductibilité supprimée après 70 ans et report des plafonds non utilisés porté à cinq ans.
  3. L’inflation est repartie à la hausse en zone euro, principalement sous l’effet de l’énergie.
  4. Les taux longs français ont atteint un sommet inédit depuis 2008, ce qui pèse sur les anciennes obligations mais recrée du rendement pour les nouveaux investissements.
  5. L’intelligence artificielle reste un puissant moteur boursier, tout en concentrant une part croissante des attentes et des risques de valorisation.
Épargne & patrimoine

Les quatre sujets à retenir

1. L’assurance-vie confirme son rôle central dans l’épargne des Français

Les chiffres publiés le 31 août par France Assureurs montrent que les cotisations ont atteint 18,8 milliards d’euros en juillet 2026, un record pour ce mois. La collecte nette s’est élevée à 4,7 milliards d’euros, dont 3,8 milliards sur les unités de compte et 0,9 milliard sur les supports en euros.

Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint 41,3 milliards d’euros, soit 8,7 milliards de plus que sur la même période en 2025. L’encours total des contrats s’établit désormais à 2 174 milliards d’euros, en progression de 6,3 % sur un an.

Ce que nous en retenons : cette collecte traduit la confiance persistante des épargnants dans l’enveloppe assurance-vie. Mais elle souligne aussi l’importance de l’allocation : les unités de compte concentrent l’essentiel des nouveaux flux et présentent, contrairement au fonds en euros, un risque de perte en capital.

2. PER : trois évolutions fiscales à intégrer dans les stratégies 2026

La loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ont modifié le cadre du plan d’épargne retraite. Le taux global des prélèvements sociaux applicable aux sommes récupérées depuis le 1er janvier 2026 est passé de 17,2 % à 18,6 %. Les versements effectués à partir de 70 ans restent possibles, mais ils ne sont plus déductibles du revenu imposable.

En contrepartie, le délai d’utilisation des plafonds de déduction non consommés est plus favorable : pour les versements réalisés en 2026, il est désormais possible de remonter jusqu’aux cinq années précédentes, contre trois auparavant. La mutualisation des plafonds entre conjoints demeure possible.

Le bon réflexe : avant un versement de fin d’année, vérifier le plafond disponible, le taux marginal d’imposition, l’âge du souscripteur et la fiscalité future à la sortie. L’avantage fiscal immédiat ne suffit pas, à lui seul, à rendre le PER pertinent.

3. Clause bénéficiaire : un document vivant, pas une formalité

Une assurance-vie peut avoir été correctement souscrite et devenir progressivement inadaptée si sa clause bénéficiaire n’a jamais été revue. Mariage, divorce, naissance, recomposition familiale, décès d’un bénéficiaire ou évolution importante du patrimoine sont autant d’événements qui justifient une relecture.

La clause standard peut convenir à de nombreuses situations, mais elle ne répond pas toujours précisément à un objectif de protection du conjoint ou de transmission entre plusieurs générations. Une clause à options ou démembrée peut parfois être envisagée. Ces rédactions exigent toutefois une analyse juridique et fiscale rigoureuse, notamment concernant le quasi-usufruit et la créance de restitution.

Notre conseil : relire les clauses bénéficiaires après chaque changement familial important. Quelques lignes bien rédigées peuvent avoir davantage d’effet patrimonial qu’un écart ponctuel de performance.

4. Les faux articles de presse deviennent un outil d’arnaque financière

Le 19 août, l’Autorité des marchés financiers a alerté les épargnants sur la multiplication de faux articles imitant l’apparence de médias connus et utilisant parfois l’image de personnalités. Leur objectif est de donner une crédibilité artificielle à des offres de placement frauduleuses.

Promesse de rendement élevé et garanti, risque prétendument nul, durée très courte, appel insistant ou urgence à verser : ces éléments doivent immédiatement éveiller les soupçons. Il convient de vérifier l’identité de l’intermédiaire, ses autorisations et l’adresse exacte du site avant toute transmission de documents ou de coordonnées bancaires.

Le fil conducteur CBG Assur : une stratégie patrimoniale ne consiste pas à empiler des produits. Elle commence par les objectifs — sécurité, disponibilité, retraite, revenus futurs et transmission — puis organise les enveloppes et les supports autour de ces priorités.
Marchés & économie

Inflation, taux et IA : un mois riche en signaux

3,3 %
Inflation annuelle estimée en zone euro en août, contre 2,9 % en juillet.
> 4,13 %
Rendement atteint par l’emprunt français à 10 ans, au plus haut depuis 2008.
96,2 Md$
Chiffre d’affaires trimestriel annoncé par Nvidia, en hausse de 106 % sur un an.
3,7 %
Inflation PCE américaine en juillet, stable par rapport à juin.

1. En zone euro, le retour de l’inflation complique le scénario des taux

Selon l’estimation rapide publiée par Eurostat le 1er septembre, l’inflation annuelle de la zone euro est remontée de 2,9 % en juillet à 3,3 % en août. L’énergie explique une grande partie de cette accélération : sa hausse annuelle a atteint 14,3 %, contre 10,3 % en juillet. Hors énergie et alimentation, l’inflation est restée plus contenue à 2,4 %.

En France, l’inflation harmonisée est estimée à 2,7 %. Ce rebond ne signifie pas automatiquement une nouvelle hausse des taux directeurs, mais il réduit la marge de manœuvre de la Banque centrale européenne et incite les marchés à revoir leurs anticipations.

2. La hausse des taux souverains a marqué le mois

Le 19 août, le rendement de l’obligation française à 10 ans a dépassé 4,13 %, son niveau le plus élevé depuis 2008. Le taux allemand à 10 ans a, lui aussi, touché un sommet de quinze ans. Cette tension résulte de plusieurs facteurs : retour des craintes inflationnistes, hausse du pétrole, besoins de financement importants des États et concurrence accrue pour attirer les capitaux.

Lorsque les taux montent, le prix des obligations déjà émises baisse. Les supports obligataires de longue durée sont donc les plus sensibles. En revanche, les nouvelles obligations sont émises avec des rendements plus élevés, ce qui améliore progressivement le potentiel des stratégies obligataires à échéance ou à duration maîtrisée.

3. L’intelligence artificielle continue de soutenir les marchés actions

Nvidia a annoncé le 26 août un chiffre d’affaires trimestriel de 96,2 milliards de dollars, en hausse de 106 % sur un an. Son activité liée aux centres de données a atteint 89 milliards de dollars, soit une progression de 117 %. Ces chiffres illustrent l’ampleur des investissements consacrés aux infrastructures d’intelligence artificielle.

La tendance reste structurellement porteuse, mais les attentes intégrées dans les cours sont désormais considérables. Une entreprise peut continuer à croître fortement et néanmoins décevoir le marché si ses résultats sont simplement moins exceptionnels qu’espéré. La diversification reste donc indispensable, y compris au sein des investissements technologiques.

4. Aux États-Unis, la baisse de l’inflation reste incomplète

L’indice des prix PCE a progressé de 3,7 % sur un an en juillet, tandis que l’indice hors alimentation et énergie s’est établi à 3,3 %. À Jackson Hole, le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a rappelé que la banque centrale devait observer un retour clair et suffisamment rapide de l’inflation vers son objectif avant d’assouplir sa position.

Pour les marchés, le message est important : les taux pourraient rester élevés plus longtemps. Cette perspective soutient les rendements monétaires et obligataires, mais augmente aussi le coût du financement et peut peser sur les valorisations des actifs les plus chers.

Quelles conséquences possibles pour les principales classes d’actifs ?

Classe d’actifsAtout actuelPoint de vigilance
Fonds en euros et monétaireStabilité et disponibilitéRendement réel après inflation
Obligations courtes ou datéesRendements redevenus attractifsQualité du crédit et risque de défaut
Obligations longuesPotentiel si les taux se détendentForte sensibilité à une nouvelle hausse des taux
Actions mondialesCroissance des bénéfices et investissements liés à l’IAValorisations et concentration technologique
Or et métauxDiversification et tensions géopolitiquesVolatilité et prises de bénéfices après les hausses

Notre lecture pour la rentrée

Le mois d’août ne remet pas en cause l’intérêt d’une allocation diversifiée, mais il invite à davantage de sélectivité. Les taux plus élevés recréent des opportunités sur l’obligataire, tandis que les actions conservent leur potentiel de long terme au prix de fluctuations parfois importantes. Les supports sécurisés gardent leur rôle pour les projets proches et la réserve de disponibilité.

L’enjeu n’est pas de prévoir chaque mouvement de marché, mais de vérifier que la répartition de l’épargne reste cohérente avec l’horizon, les objectifs et la capacité de chacun à accepter les variations. Lorsqu’une thématique a beaucoup progressé, sécuriser une partie des gains et rééquilibrer peut être plus pertinent que renforcer après la hausse ou vendre totalement.

Votre épargne est-elle encore adaptée à vos projets ?

CBG Assur vous accompagne dans le choix des enveloppes, des supports et des arbitrages, en fonction de votre situation, de l’actualité économique et de vos objectifs.

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Sources et repères

Ces informations sont générales et ne constituent ni une recommandation personnalisée ni une promesse de rendement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

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